Pourquoi participer à un essai clinique ?

En acceptant de participer à un essai clinique, vous mettez toutes vos chances du côté de la guérison puisque vous pouvez bénéficier d’un traitement novateur pas encore mis sur le marché. Et vous contribuez à faire avancer la médecine et la science.

Des essais de phase précoce (I et II) peuvent être proposés, notamment à des patients atteints de cancer et en impasse thérapeutique (pour qui les traitements de référence restent sans effets) ou des patients atteints de cancers rares (pour lesquels il n’existe que peu, voire pas, de traitement). Les Hospices Civils de Lyon disposent d’un Centre labellisé d’investigation de phase précoce (CLIP2) dédié au cancer.

Une partie de la recherche clinique est également réalisée sur des volontaires sains, qui n’obtiendront aucun bénéfice médical direct et qui sont dans ce cas rémunérés pour compenser les contraintes subies. Les modalités financières de cette participation sont très strictement encadrées par la loi.

Est-ce risqué ?


La recherche clinique est très encadrée par la loi, à l’échelle européenne et nationale. Les essais doivent obtenir une autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et du Comité de protection des personnes (CPP). Ces organismes jugent si l’essai se justifie, si les conditions de sécurité sont remplies.
La recherche clinique chez l'enfant est encadrée par un dispositif réglementaire plus strict que chez l'adulte. N'ayant pas toujours la possibilité d'émettre un avis, l'enfant ne peut participer à un essai qu’après le consentement éclairé des deux parents et avec, si possible, son accord. Il n'est jamais fait appel à des enfants volontaires sains pour tester des molécules, mais ils peuvent valider des questionnaires de diagnostic ou établir des normes sur la croissance ou le développement, par exemple.

Le plus souvent, l’essai clinique vise à tester un nouveau médicament, mais le traitement de référence continue à être administré. C’est un ordinateur, et non votre médecin, qui répartit les patients en 2 groupes. Le premier groupe reçoit la nouvelle molécule et le second groupe reçoit un placebo. Il s’agit d’un comprimé de poudre qui n’a pas d’effet biologique. La répartition entre ces 2 groupes n’est pas 50 / 50, mais plutôt deux tiers (nouvelle molécule) / un tiers (placebo).

Plus rarement, pour certains essais cliniques, il n’existe aucun traitement de référence. La nouvelle molécule innovante est administrée à un groupe, tandis que le second groupe reçoit un placebo. Etant donné qu’il n’y a pas de traitement de référence, la nouvelle molécule peut se révéler efficace. D’où l’intérêt d’accepter de participer à une étude. Et les patients dans le groupe placebo peuvent eux aussi ressentir des effets positifs par le simple fait de penser recevoir un traitement novateur.

C’est le fameux effet placebo.