Le
projet de restauration
But
de la restauration
Une étude préalable a été
menée en 2007.
Le diagnostic met en évidence un encrassement
des peintures et un noircissement dû à l'air pulsé, aux bougies
et à la pollution.
Par ailleurs, des infiltrations par les toitures
ou les maçonneries ont endommagé certains enduits.
La restauration
à mener est délicate
La
Technique
Les essais de l'atelier Mériguet, réalisés
en 2007 ont mis en évidence la complexité de la restauration.
D'abord
du fait de la nature du support :
Les peintures ont été
appliquées sur un enduit de chaux et plâtre ou directement sur la
pierre.
Puis
de la technique utilisée :
Les peintures, essentiellement composée
de peinture à l'huile sont parfois recouvertes d'un vernis ou fixateur
qui complique le nettoyage car il s'est altéré dans le temps.
De plus, les différentes techniques (aplats, faux marbres ou trompe l'il
en camaïeu) ne réagissent pas de la même façon au nettoyage
et nécessitent des techniques différentes et très précises.

Certaines
parties peuvent être nettoyées mécaniquement (gommage), d'autres
au contraire ne réagissent qu'à certaines solutions chimiques qui
demandent un savoir-faire très précis.
Un soin particulier
devra donc être apporté à la restauration de ce décor
à la fois fragile et magnifique.
Le reliquaire,
la chaire en marbres polychrome et son abat-voix, les grilles en fer forgé
ont également fait l'objet d'essais de restauration qui donnent une idée
de l'éclat que pourraient irradier ces merveilles après restauration.
Les
sondages sur les anges de la chaire ou le reliquaire ont notamment mis à
jour la finesse de la dorure en plusieurs tons (mat et brillant, bronzine).
L'orgue, construit en 1852
par Auguste Zeiger, demande une attention particulière. L'instrument, en
l'état actuel, permet d'interpréter une large partie du répertoire
de la Renaissance à nos jours et tout particulièrement la musique
du XIXème siècle.
Malheureusement, l'accès, l'état
des circuits électriques et les dégâts causés par le
chauffage sur le sommier de bois, rendent la pérennité de son utilisation
impossible.
Une étude préalable doit être menée
afin de définir les choix de la restauration.

Coût
des travaux - phases
Le coût global de la restauration
a été évalué à 7 600
000 € environ mais la restauration sera conduite en plusieurs phases
dont l'avancement sera précisé
au fur et à mesure.
Les Hospices Civils de Lyon ont déjà
financé les travaux indispensables de clos et couvert.
Une
première phase de travaux intéressant l'intégralité
du chur est estimée à 800 000 €.
L'équipe
Une équipe de restauration sera composée de Monsieur Le Professeur
Mornex Président Suppléant du Conseil d'Administration des Hospices
Civils de Lyon, Suzanne Marchand Directeur Chef de Projet Restauration Chapelle
et Monsieur l'Architecte en Chef des Monuments Historiques.
Elle sera épaulée
par la Fondation du Patrimoine et l' "Association des Amis de l'Hôtel-Dieu".
Contacts