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BPCO : broncho-pneumopathie chronique obstructive

La BPCO est une maladie fréquente, évitable et traitable, liée essentiellement au tabac, responsable d’une obstruction progressive des bronches. Environ 30% des fumeurs ont une BPCO, ce qui représente environ 3.5 millions de personnes en France. Environ 16000 décès par an en France sont liés à cette maladie. Chez les sujets de plus de 40 ans qui ont fumé 1 paquet/jour pendant au moins 10 ans, le risque de BPCO est de l'ordre de 30% ; sur 100 fumeurs encore actifs âgés de 65 ans, 50% ont une BPCO.

Malheureusement, c’est une maladie dont le diagnostic est parfois fait trop tardivement. Les symptômes peuvent être la bronchite chronique (toux et crachats  plusieurs mois par an), mais elle n’est pas présente chez tous les patients. Le symptôme principal est l’essoufflement, qui apparait  progressivement, et qui conduit le patient à devenir sédentaire : peu à peu, il diminue les efforts de sa vie quotidienne car ils sont responsables de cet essoufflement.

Il arrive que le diagnostic de BPCO soit fait au moment d’une « exacerbation » : il s’agit d’un épisode d’aggravation de la maladie, par exemple du fait d’une infection des bronches, qui va être responsable d’une augmentation de la toux, des crachats ou de l’essoufflement, et nécessiter la mise en place d’un traitement, ou parfois, dans les formes sévères, une hospitalisation. Si le patient atteint de la maladie poursuit son tabagisme, ses capacités respiratoires diminuent progressivement, ce qui peut le conduire à l’insuffisance respiratoire, qui nécessite alors la mise en place d’oxygène à domicile.

Les symptômes centraux de la BPCO sont :

  • La toux, particulièrement le matin, plus de 3 mois par an et 2 années consécutives. Cette toux est habituellement grasse (expectoration).
  • L’essoufflement (dyspnée) d’abord pour des efforts importants puis des efforts de moins en moins importants, puis au repos. L’essoufflement est souvent un signe que la maladie est avancée.
  • Les infections respiratoires à répétition.

Le diagnostic de la maladie est facile : il faut réaliser un examen du souffle appelé spirométrie, qui peut se faire soit par un médecin généraliste si il est équipé, soit par un pneumologue.

La seule façon de stopper la progression de la maladie est d’arrêter totalement et définitivement le tabac, et d’avoir une activité physique régulière. Quand les patients sont gênés pour réaliser des efforts, un stage en réhabilitation respiratoire peut être proposé. Ce stage consiste à ré entrainer les patients à faire des efforts, à corriger les erreurs diététiques si besoin, ce qui permet d’améliorer la tolérance à l’effort. L’éducation thérapeutique peut apprendre au patient à accepter sa maladie, son handicap et à la gérer au quotidien. Des traitements médicamenteux sont également prescris en fonction de la sévérité de la maladie (« inhalateurs », « sprays »), qui sont à prendre tous les jours. Les vaccinations contre la grippe et le pneumocoque, aideront à éviter les épisodes d’exacerbation infectieuse. Le suivi des patients est conjoint entre le médecin généraliste et le pneumologue.

Au stade ultime de la maladie, il existe une insuffisance respiratoire chronique qui nécessite la prescription d’oxygène à domicile, voire, dans certains cas d’un équipement d’aide à la respiration (ventilation non-invasive). 

Exploration fonctionnelle respiratoire ; VO2MAX ; ventilation non-invasive.