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RHU IdBIORIV : Révolutionner le diagnostic du sepsis

Basé sur une approche protéomique utilisant une technologie de spectrométrie de masse ciblée, l’équipe IdBIORIV s’est donnée 5 ans pour développer un outil de diagnostic du sepsis permettant en moins de 60 minutes l’identification du pathogène, la caractérisation de son profil de résistance aux antibiotiques et de son niveau de virulence.

Un sepsis est une réaction inflammatoire généralisée de l'organisme, en réponse à une infection grave provoquée par le développement de germes pathogènes dans le sang. Au niveau mondial, une personne meurt de sepsis toutes les 5 secondes, soit 6 millions de décès par an des suites d’une septicémie.

En bactériologie clinique, le diagnostic d’une infection sanguine est obtenu en moyenne entre 24 et 48 heures. Or, tout délai dans l’identification de la bactérie et/ou la détermination de l’antibiogramme a un impact direct sur le retard de l’administration d’un traitement antibiotique adapté et, par conséquent, sur l’évolution clinique des patients et plus largement dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques. En d’autres termes, plus le diagnostic est rapide, plus le traitement antibiotique est adapté précocement, plus le taux de survie des patients augmente.

Le projet est coordonné par le Professeur François Vandenesch, PU-PH au sein de l’institut des agents infectieux Hospices Civils de Lyon et directeur adjoint du Centre international de recherche en infectiologie. Il est associé au Professeur Jérôme Lemoine, spécialiste en protéomique à l’Institut des Sciences analytiques  et a comme partenaire industriel la société SCIEX (Toronto, CA), un leader mondial de la spectrométrie de masse

En pratique, IDBIORIV s’articule autour de 4 grandes étapes (WorkPackage) :

  1. WP1 Développement analytique et logiciel
  2. WP2 Validation clinique
  3. WP3 Exploration fondamentale sur les bases génétiques des variations quantitatives protéomiques
  4. WP4 Préparation de mise sur le marché

Impacts et perspectives

En plus de l’apport en connaissances nouvelles sur les mécanismes physiopathologiques, le projet devrait permettre de

  1. proposer un diagnostic plus précoce et plus précis pour le patient
  2. améliorer la survie des patients
  3. réduire la durée hospitalisation en unité de soins critiques et ainsi réduire les coûts hospitaliers
  4. participer à la lutte contre la résistance aux antibiotiques en réduisant la prescription d'antibiotiques à large spectre

Lauréat de la 4ème vague de l’appel à projets « Recherche Hospitalo-Universitaire en Santé » du Programme Investissements d’Avenir, le projet a officiellement démarré le 28 novembre 2019 et a bénéficié d’un soutien financier de 5.7 millions d’euros.