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Accident Ischémique Transitoire (AIT)

L’AIT est un déficit transitoire souvent lié à une ischémie cérébrale ou rétinienne sans signe d’AVC à l'imagerie. On estime qu’il survient environ 30000 AIT /an en France. Il s’agit d’un signal d’alarme pouvant être annonciateur d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Le risque d’AVC est proche de 90% à 3 mois, dont la moitié dans les 48 premières heures. La survenue d’un AIT nécessite donc une prise en charge urgente.

Les symptômes d’AIT sont semblables à ceux d’un AVC mais ont la particularité de disparaitre spontanément le plus souvent dans l’heure. Il peut s’agir de la survenue brutale et transitoire d’une baisse de force ou de sensation d’un côté du corps, d’un bras et/ou d’une jambe, d’une déformation du visage, d’un trouble de la parole, d’une baisse de vision d’un œil…

Le diagnostic est essentiellement clinique et repose sur l’interrogatoire. Il nécessite néanmoins de réaliser une imagerie cérébrale pour éliminer d’autres causes de déficit neurologique transitoire.

D’autres examens complémentaires devront être réalisés rapidement (prise de sang, électrocardiogramme, imagerie des artères par angioscanner, angioIRM ou doppler, échographie cardiaque…) pour identifier la cause de l’AIT.

Le traitement urgent permet de réduire le risque de survenue d’un AIT. Il repose sur des traitements qui fluidifient le sang, parfois des traitements plus spécifiques comme une chirurgie carotidienne lorsque la cause de l’AIT est une sténose de la carotide.

Lorsque les symptômes sont survenus dans les 6 heures précédentes, il est nécessaire d’appeler le 15 comme en cas de suspicion d’AVC. Sinon, il est nécessaire de se rendre dans un service d’accueil des urgences pour réaliser les examens urgents. Si l’ensemble de ce bilan est rassurant, le patient pourra rentrer à domicile avec un traitement préventif et sera reconvoqué en hôpital de jour à l’hôpital neurologique Pierre Wertheimer (plateforme AIT) pour poursuivre le bilan et être vu en consultation par un neurologue de l’unité neurovasculaire. Lorsque les symptômes sont plus anciens, datant de plus d’une semaine, le patient peut consulter directement son médecin traitant.