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ONCOPRO, pour détecter le cancer en une prise de sang

L’étude ONCOPRO est une étude scientifique promue par les Hospices Civils de Lyon qui vise à évaluer l’utilité d’un nouveau test sanguin appelé Progastrine, dans le diagnostic du cancer et le suivi de l’efficacité des traitements.

Dans la lutte contre le cancer, la détection de la maladie à un stade précoce est essentielle. Le diagnostic s’appuie aujourd’hui sur une série d’examens comprenant les tests d’imagerie, l’analyse anatomopathologique des tissus avec les microscopes, et le dosage de certains marqueurs tumoraux dans le sang. Malgré des programmes de dépistage de certains cancers, tels que ceux du sein, du colon-rectum et du col de l’utérus, les cancers sont encore trop fréquemment diagnostiqués à un stade tardif ne permettant plus la guérison. Ceci est dû à l’absence d’un test sanguin qui permettrait de dépister la présence ou non d’une tumeur chez les personnes à risque. Il y a donc un réel besoin d’identifier de nouveaux marqueurs tumoraux qui pourraient aider au diagnostic et au suivi de l’efficacité des traitements.

La progastrine est une protéine naturellement présente dans l’organisme. Chez les personnes atteintes d’un cancer, cette protéine est présente à des taux beaucoup plus élevés dans le sang que des sujets sains, et ce quelle que soit l’origine du cancer[1]. L’étude ONCOPRO vise à évaluer l’utilité d’un nouveau test sanguin basé sur le taux de Progastrine, dans le diagnostic du cancer et le suivi de l’efficacité des traitements. Cette large étude prospective menée l’Institut de Cancérologie des Hospices Civils de Lyon a lancé, en collaboration avec la société ECS Progastrin.

Si les résultats de l’étude ONCOPRO se révélaient positifs, ce test pourrait modifier les principes actuels du dépistage et du diagnostic du cancer, en permettant d’identifier assez tôt le développement d’une tumeur maligne au moyen d’une simple prise de sang. L’étude repose sur l’observation d’un groupe de 410 patients atteints de 16 cancers différents. Elle prévoit une analyse des taux sanguins de Progastrine au moment du diagnostic, puis aux différentes étapes de la prise en charge de la maladie, et ce sur plusieurs années.

Patients, ensemble, faisons avancer la recherche !

Vous êtes suivi pour un cancer et souhaitez participer à l’étude ?

Parlez-en à votre équipe soignante ou envoyez un mail à hcl.oncopro@chu-lyon.fr

Pour moi, ça implique quoi ?

  • Une prise de sang au début de votre prise en charge à l’hôpital, puis à chaque visite durant les temps importants (chimiothérapie, chirurgie, radiothérapie, surveillance, en cas de rechute). Selon la maladie, la durée de l’étude varie de quelques mois à quelques années.
  • Il n’y a pas de rendez-vous supplémentaire. La prise de sang est effectuée au moment de vos visites programmées pour consultation, séance de chimiothérapie, radiothérapie, intervention chirurgicale… Elle est réalisée sur le lieu de votre prise en charge.
  • Il n’y a pas de risques majeurs liés à cette étude car elle n’implique aucun changement dans votre prise en charge habituelle. Il n’y a pas non plus d’avantage direct pour les patients participant à l’étude, au-delà de servir l’intérêt général.
  • Votre participation est libre et volontaire. Vous pouvez arrêter à tout moment.
  • L’étude est menée selon la réglementation en vigueur et votre participation est encadrée sur le plan législatif et médical. L’équipe médicale et les attachés de recherche clinique (ARC) sont à votre écoute
 

[1] D’après les résultats d’analyses menées par deux chercheurs Montpelliérains sur plus de 1 200 patients atteints de 11 cancers différents.