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Un centre référent pour les troubles du comportement alimentaire

Publié le 26-01-2017
Depuis sa création il y a un an, 300 patients, dont 200 adultes, ont été reçus par le Centre référent pour l’anorexie et les troubles du comportement alimentaire (TCA), CREATyon.

L’anorexie mentale, la boulimie et l’hyperphagie boulimique sont des pathologies multifactorielles complexes. D’où l’importance d’un diagnostic précis et précoce. Situé au Groupement Hospitalier Est, CREATyon propose aux professionnels de santé d’évaluer leurs patients pendant une journée : psychiatres, médecins nutritionnistes, pédiatres, pédopsychiatres, diététiciens, psychologues, infirmiers et psychomotriciens font un bilan de l’intensité de la pathologie. L’équipe propose aux patients un projet de soins, mais ne réalise pas les soins. Les patients sont ensuite orientés vers une prise en charge adaptée et revus par le service par le centre pour un bilan tous les 6 mois. Certains peuvent être hospitalisés si leur état de santé le nécessite.

« J’ai été alertée par l’aménorrhée de ma fille et par sa perte de poids », raconte la maman de Marine, anorexique de 17 ans. « On ne trouvait pas comment faire prendre en charge Marine. Les psys cherchaient à nous faire rentrer dans une case. Dans ce centre CREATyon, on a trouvé une écoute bienveillante. Ils ont aussi évalué ses problèmes physiques car elle est en pleine croissance ».

La structure fait de la recherche et de l’enseignement et propose de nouvelles approches comme la remédiation cognitive, l’EMDR, la neurostimulation, la luminothérapie…

Les Troubles du Comportement Alimentaire sont des maladies
- Graves
 : en 2014, dans le Rhône, 300 personnes de + de 12 ans ont été hospitalisées dans des services de médecine à cause de leurs troubles du comportement alimentaire. En psychiatrie, on a enregistré 2300 séjours pour ces pathologies. 7 à 10% des personnes touchées en meurent.
- En augmentation : en 5 ans, + 17% d’hospitalisations. Avec un abaissement de l’âge des jeunes touchés, notamment chez les pré-pubères (moins de 13 ans). Le centre a même reçu des fillettes de 8/9 ans.
- En grande errance thérapeutique et sous-diagnostiqués : 2,5% de la population sont atteints… Ces troubles touchent les jeunes filles (avec un pic à 12/14 ans et à 15/17 ans), mais aussi des garçons (1 homme pour 9 femmes). On peut, à tout âge, développer un trouble alimentaire (après une ménopause, par exemple).