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Lymphomes cutanés

Il s’agit de maladies rares qui sont révélées par la survenue de démangeaisons, plaques ou nodules sur la peau. Les lymphocytes (sous-type de globules blancs) sont à l’origine de ces maladies. Parfois la peau et le sang peuvent être atteints de façon concomitante, c'est en particulier le cas dans les mycosis fongoïdes étendus ou le syndrome de Sézary. La plupart des cas sont néanmoins peu évolutifs et répondent à des soins locaux adaptés.

Même si les sujets jeunes peuvent être atteints, la plupart des lymphomes cutanés T surviennent chez des personnes âgées de 60 à 80 ans. Sans que l’on connaisse la cause de ce dérèglement, une fraction de lymphocytes T prolifèrent alors de manière excessive et viennent se localiser sur la peau.
Les lymphomes B (dus à des lymphocytes B) sont parfois à mettre en lien avec une infection (Borréliose) transmise par les piqûres de tiques. Il n’est le plus souvent pas de cause identifiée.

Les lymphomes T (mycosis fongoides, Syndrome de Sézary et autres formes rares) se présentent le plus souvent sous la forme de plaques rouges qui atteignent de préférence le haut des cuisses, les fesses ou le tronc. Ces plaques sont volontiers associées à des démangeaisons. Parfois on peut palper la survenue de ganglions sous-cutanés.

Les lymphomes B se manifestent le plus souvent sous la forme de nodule de quelques centimètres atteignant volontiers les membres supérieurs, haut du tronc et visage pour les lymphomes B de la zone marginale et cutanés folliculaires. Les jambes pour les lymphomes B à grandes cellules des jambes.

Le diagnostic repose à la fois sur des prélèvements de peau (biopsie cutanée) et sur des prises de sang. Des examens complémentaires (échographie, scanner, pet-scanner) peuvent être demandés selon les cas.

Le traitement de ces lymphomes est variable d’un individu à l’autre et selon les stades.

Pour les lymphomes T cutanés localisés, il peut reposer sur l’application de crèmes à base de corticoïdes ou chimiothérapie à appliquer localement. Les UV (ultraviolets)  en cabine peuvent être utiles. Dans les formes diffuses ou agressives le traitement peut faire appel  à des essais cliniques pouvant faire intervenir des thérapies ciblés ou immunothérapies. Les chimiothérapies sont également parfois utiles.

Le traitement des lymphomes B cutanés fait, selon leur type précis, soit appel à un traitement local tel la chirurgie, la radiothérapie, soit  nécessitent un traitement par voie générale pouvant associer thérapie ciblée et chimiothérapie.

Le service de Dermatologie du Centre Hospitalier Lyon-Sud est membre du Groupe Français d’Etude des Lymphomes Cutanés, privilégie l’accès aux traitements innovants et publie régulièrement des travaux scientifiques à ce sujet. S’agissant de maladies à l’interface entre la peau et le système sanguin, les cas peuvent être pris en charge conjointement avec le service d’Hématologie.

L’évolution dépend du type précis de lymphome, elle est dite indolente (peu ou pas agressive) dans la majorité des cas.

L’objectif des traitements dans les lymphomes cutanés T est rarement curatif ou définitif. Il s’agit le plus souvent de permettre au lymphome de rester peu actif. Des plaques peuvent parfois persister, disparaître ou revenir associés ou non à des démangeaisons.

Le site du groupe Français d’étude des lymphomes cutanés https://www.gfelc.org/