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Ventilation non invasive (VNI)

La VNI est une aide mécanique à la respiration grâce à un appareil (respirateur) qui délivre de l’air pressurisé par l’intermédiaire d’un masque appliqué sur le visage (bouche + nez ou nez seuleument). La ventilation non invasive (« VNI ») permet ainsi de diminuer le travail des muscles respiratoires, et une amélioration des échanges gazeux (meilleure oxygénation et diminution du taux de gaz carbonique). Au long cours, la VNI peut permettre une diminution du nombre d’hospitalisation des patients insuffisants respiratoires.
Il ne faut pas confondre la VNI avec la PPC (Pression Positive Continue) qui est le traitement des apnées du sommeil.

Ce traitement est utilisé dans deux types de situations :

  • En cas d’urgence (insuffisance respiratoire aigüe, décompensation sévère de BPCO), particulièrement chez les patients atteints de BPCO, de syndrome obésité hypoventilation, ou de maladie neuro musculaire. Certaines autres situations peuvent relever d’une VNI en urgence : certaines infections, l’insuffisance cardiaque aigue (oedeme cardiaque du poumon) ou encore en post-opératoire. Dans ce cas, la VNI est utilisée pendant quelques heures ou quelques jours. Elle peut être prescrite de manière continue pendant quelques heures puis de manière discontinue ensuite (1h/3h, la nuit…). Bien que parfois un peu désagréable, la VNI est particulièrement efficace pour aider le patient à respirer. Elle évite bien souvent de devoir l’intuber (mise en place d’un tuyau dans la gorge, sous anesthésie générale puis « coma artificiel » en réanimation).
  • Au long cours dans des cas assez peu fréquent. Il s’agit de patient avec une maladie respiratoire (ou retentissant sur la respiration), à un stade avancé, lors de laquelle le poumon n’arrive plus à épurer le gaz carbonique ou à aspirer l’oxygène tout seul. Dans ce cas, la VNI peut être réalisée de manière discontinue (la nuit et pendant la sieste), pour de longues périodes, à domicile.

En situation d’urgence, ce traitement sera mis en place rapidement par des médecins spécialisés (urgentistes, pneumologues, réanimateurs). Un masque couvrant le nez et la bouche est apposé sur le visage du patient et relié à une machine (respirateur) et éventuellement de l’oxygène. Les médecins et les soignants (kinésithérapeutes et infirmier(e)s) surveillent ensuite très régulièrement le patient pour s’assurer que la machine est bien adaptée et efficace. Ils peuvent effectuer de nombreux réglages pour améliorer le confort du patient. Il est également fréquent que la surveillance de l’efficacité du traitement comprenne des gazométries artérielles (prise de sang effectuée dans l’artère du poignet, sous anesthésie locale, permettant de mesurer le taux d’oxygène et de gaz carbonique dans le sang).

Lorsqu’un traitement au long cours est indiqué, il doit être prescrit par un médecin spécialiste (pneumologue) après une série d’examens permettant de s’assurer de la bonne indication du traitement et de son efficacité. Des sociétés privées fournissent et entretiennent les appareils de ventilation à domicile, les masques (même organismes que pour l’oxygénothérapie) et tout le matériel nécessaire. Il dispose de personnel d’astreinte pouvant intervenir à domicile en cas de problème technique. Les techniciens aident le patient à apprivoiser et utiliser la machine. Ces sociétés peuvent être amenée à réaliser des examens de contrôle à la demande du médecin et lui adresse régulièrement des relevés de suivi. La télésurveillance en direct et continue est de plus en plus utilisée dans cette indication. Il s’agit d’un petit boitier intégré à la machine qui surveille que la VNI est bien utilisée et bien réglée et qui envoi des alertes en cas de problème au technicien ou dans certains cas au médecin prescripteur. Les VNI de domicile sont équipées de batteries en cas de coupure de courant.

La ventilation non invasive présente peu de contre-indication, et n’entraine pas de risque particulier hormi l’inconfort initial, le temps de s’habituer à la machine.
Les équipes médicales et soignantes sont habituées à définir les modes de ventilation et les réglages optimaux pour garantir l’efficacité, le confort et la sécurité des patients.

Lorsqu’ils sont prescrits au long cours, ce traitement nécessite un suivi médical régulier. La motivation du patient et de son entourage est essentielle, la durée quotidienne de la ventilation et sa régularité (tous les jours) étant des éléments clé de l’efficacité du traitement. Le cas échéant, les patients peuvent bénéficier de programme d’éducation thérapeutique pour leur permettre de mieux comprendre leur maladie et son traitement.