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Pacemaker

Le pacemaker est utile pour éviter les conséquences d’une bradycardie. Le principe repose sur l’implantation d’un appareil capable d’éviter au rythme cardiaque de descendre trop bas. L’intervention se réalise dans l’immense majorité des cas sous anesthésie locale. Une incision est  pratiquée le plus souvent à gauche, au niveau de la partie haute du torse. Une à deux sondes sont insérées dans un vaisseau sanguin (veine sous clavière) afin d’être conduits par l’intérieur du vaisseau à l’intérieur du cœur. Le guidage de la procédure requiert l’utilisation d’une caméra à rayons X (scopie). La/les sonde(s) sont fixées dans le cœur avant que l’autre extrémité de la sonde ne soit connectée à un boitier de pacemaker. Ce boitier, dont la durée de vie est d’environ 8 ans, fait la taille d’une rondelle de citron et est inséré sous la peau au niveau de l’incision réalisée initialement. Puis la peau est refermée le plus souvent à l’aide de fils résorbables. L’intervention dure mois d’une heure. Un pansement compressif est mis en place au niveau de l’épaule pendant 24h pour éviter tout saignement. Il ne faut pas bouger le bras du côté du pacemaker durant 3 jours. Durant 3 semaines, tout exercice sollicitant le bras du côté du pacemaker est à proscrire. Les complications possibles sont l’hématome de la loge (saignement autour du boitier) dans 2% des cas, la blessure du poumon lors de la mise en place de/des sonde(s) dans le vaisseau sanguin (pneumothorax) dans <1% des cas. Il existe aussi un risque infectieux lié à l’implantation de matériel étranger dans le corps (<1%). Ce risque est initialement très limité grâce à des précautions d’hygiène drastiques et à l’administration avant l’intervention d’une dose d’antibiotique. La récupération après l’intervention est généralement très rapide et une sortie de l’hôpital pourra être envisagée dès le lendemain de l’intervention.

Le pacemaker sans sonde est une petite capsule capable d’être fixée dans le ventricule par le biais d’une insertion de la veine de la jambe jusqu’au coeur. Ce dispositif, capable de ne stimuler que le ventricule ne nécessite pas de connecter un boitier à une sonde située dans le cœur. Il est donc réservé à des patients dont l’accès vasculaire au cœur est limité (sténose du vaisseau, absence de vaisseau…). L’implantation du pacemaker sans sonde est limitée aux patients souffrant de dysfonction sinusale. Il n’existe pas aujourd’hui de technique fiable et reproductible permettant de façon sécuritaire de retirer le dispositif de manière minimalement invasive. Ainsi, du fait de la durée de vie de la batterie (environ 8 à 10 ans), l’appareil sera préférentiellement réservé aux sujets âges.