Maladies infectieuses : un bâtiment à la pointe de l‘innovation

Le service des maladies infectieuses et tropicales dispose d'un bâtiment équipé de matériel médical de pointe et intégrant un parcours de soin ultra sécurisé pour des patients à haut risque infectieux.

Historiquement situé à la Croix-Rousse, l’excellence du service des maladies infectieuses et tropicales remonte au XIXe siècle, à l’époque où l’hôpital s’appelait l’hôpital des contagieux. A travers les siècles, le service a su innover pour développer des traitements révolutionnaires, notamment lors des différentes épidémies (tuberculose, poliomyélite…). L’ouverture d’un nouveau bâtiment de haute technicité s’inscrit dans ce prestigieux passé.

Le bâtiment P, pour lequel 15,2 millions d’euros ont été investis, s’étend sur 4 190m2. Il accueille au rez-de-chaussée, le centre de dépistage, de consultation et de prise en charge du VIH, des hépatites et des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD), au 1er et 3e étages deux unités d’hospitalisation pour les maladies infectieuses et tropicales et au 2e étage un plateau technique permettant de faire le lien entre les deux unités.

Conçu pour les pathogènes émergents et les maladies infectieuses, ce bâtiment moderne équipé d’installations médicales de haute technologie, offre une prise en charge et une qualité des soins optimisées pour les patients mais également pour les soignants, grâce à une meilleure ergonomie des chambres et du matériel de pointe qui va leur faciliter la vie.

Maladies infectieuses : un bâtiment à la pointe de l‘innovation
Hôpital de la Croix-Rousse : un bâtiment à la pointe de l‘innovation pour les maladies infectieuses

« J'ai le sentiment de vivre un événement exceptionnel dans ma carrière professionnelle. Une forme d’aboutissement, de travail collectif, concerté et abouti, qui va servir d’exemple pour les autres centres hospitalo-universitaires en France et en Europe, mais aussi pour les générations futures », partage le Pr Tristan Ferry, chef de service adjoint.

Le bâtiment dispose de 45 chambres seules, dont :

2  chambres de haut isolement (HI) en pression négative avec double SAS

Destinées aux maladies hautement transmissibles et/ou émergentes type Ebola, ces deux chambres fonctionnent sur le principe de la marche en avant. Les personnels suivent un sens de circulation pour éviter toute propagation inopinée d’agents pathogènes.

« Avec les deux chambres de haut isolement dernier cri, on va pouvoir accueillir les patients très contagieux dans d’excellentes conditions, pour eux bien sûr, mais aussi pour nous en assurant une sécurité optimale pour nous protéger », Amandine

« C’est rassurant de voir que tout est super bien équipé. Tout est plus fonctionnel et réfléchi pour que ce soit facile d’utilisation », Margot

Les équipes accèdent ensuite à la chambre par le SAS d’entrée.
Les équipes accèdent ensuite à la chambre par le SAS d’entrée.

Ces chambres sont équipées de lits de réanimation et peuvent accueillir tout le matériel d’urgence nécessaire, évitant ainsi de transporter le patient.
Ces chambres sont équipées de lits de réanimation et peuvent accueillir tout le matériel d’urgence nécessaire, évitant ainsi de transporter le patient.

Centrale de traitement d’air au 2ème étage qui permet d’assurer la pression négative à l’intérieur des chambres. Elle emprisonne les pathogènes qui sont aspirés et l’air est renouvelé et filtré 12 fois par heure.
Centrale de traitement d’air au 2ème étage qui permet d’assurer la pression négative à l’intérieur des chambres. Elle emprisonne les pathogènes qui sont aspirés et l’air est renouvelé et filtré 12 fois par heure.

Les mécanismes transmuraux permettent de passer les prélèvements biologiques, avec un système d’entrée et de sortie sécurisée.
Les mécanismes transmuraux permettent de passer les prélèvements biologiques, avec un système d’entrée et de sortie sécurisée.

Chaque SAS de sortie est équipé d’un autoclave qui traite les déchets contaminés en éliminant virus et bactéries.
Chaque SAS de sortie est équipé d’un autoclave qui traite les déchets contaminés en éliminant virus et bactéries.

« Toutes ces innovations réunies dans un même bâtiment font que ce service est exceptionnel », soutient le Pr Christian Chidiac, chef du service.

12 chambres d’isolement en pression négative avec SAS

Destinées aux patients atteints d’agents pathogènes type Covid-19, tuberculose (résistante ou non), méningite…
8 de ces chambres peuvent être regroupées avec les deux chambres de haut isolement, pour former un secteur entièrement hermétique en cas d’épidémie, avec accès ambulance et ascenseur sécurisé.

Contrôle de la pression
Contrôle de la pression.

31 chambres non pressurisées avec SAS

Destinées à l’infectiologie conventionnelle, mais avec potentiellement des bactéries multi-résistantes (infections ostéo-articulaires…). Elles sont également équipées d’un SAS, pour éviter les risques de transmission croisée de bactéries multi-résistantes à l’intérieur du service.
 

Toutes les chambres sont des chambres seules, offrant une sécurité renforcée pour réduire les risques nosocomiaux.
Toutes les chambres sont des chambres seules, offrant une sécurité renforcée pour réduire les risques nosocomiaux.

Reportage photo sur facebook

L'hôpital de la Croix-Rousse héberge également l’Institut des agents infectieux qui regroupe les laboratoires de microbiologie. Ce regroupement des forces cliniques et des forces en microbiologie sur un même site est exceptionnel et permet une interaction quotidienne indispensable à la prise en charge optimale des patients et féconde pour le développement de projets de recherche dans les domaines innovants, tels que la transplantation de flore fécale et la phagothérapie.  > En savoir plus

Crédit photo : Christophe Pouget

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