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Le don d'organes de son vivant : la greffe de foie vécue par Lise et Stéphanie

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Lise et sa mère Stéphanie témoignent d’un parcours de greffe de foie en situation d’urgence vitale. Elles reviennent sur la découverte de la maladie, la décision rapide et le don du vivant qui a permis la greffe.

Ensemble, elles racontent une épreuve familiale intense et les étapes de ce parcours, marqué par une volonté commune de retrouver une vie normale et des liens renforcés.

Transcription

00:00 - Lise : En octobre, il y a 3 ans, j'ai vomi du sang et j'ai été amenée par le SAMU aux urgences. Suite à ça, on a découvert que j'avais une cirrhose, puis un cancer.

00:11 - Stéphanie : On a découvert, après, une maladie génétique. Il y avait une atteinte du foie. Et comme son état s'est dégradé, il fallait intervenir rapidement.

00:20 - Lise : Quand on m'a annoncé le cancer, on m'a dit que beaucoup plus tard, j'aurai une greffe.
J'ai refait une hémorragie digestive et du coup, là, ils ont dit que c'était vraiment urgent et que je devais partir pour une greffe.
En sept jours, j'ai été greffée.

00:33 - Stéphanie : Quand Lise est arrivée sur la Croix-Rousse, on a tout de suite été reçues par les médecins de la Croix-Rousse qui nous ont expliqué en quoi consistait le don du vivant. Il fallait faire assez vite parce que Lise était dans un état critique. Et le lendemain matin, j'ai été contactée pour me dire que j'étais compatible et que le papa n'était pas compatible.

00:52 - Lise : Personnellement, avant l'opération, ça allait très bien, on était très sereines.Et après l'opération aussi, tout s'est bien goupillé.

Avant l'annonce de la maladie, que saviez-vous du don de son vivant ?

01:04 - Stéphanie : Il y a peu de gens qui savaient qu'on pouvait donner un morceau de son foie.
C'est vrai qu'à chaque fois que j'en ai parlé à mes amis, ils m'ont dit : « Je pensais qu'on pouvait donner un rein, mais qu'on ne pouvait pas donner un foie. » Et la question qui revenait souvent, c'est : « Comment tu vas faire ? Est-ce que tu as des traitements ? » Donc non, il n'y a pas de traitements, le foie, il repousse très rapidement. En un mois, un mois et demi et après il n'y a aucune séquelle, pas de problème alimentaire, pas de régime alimentaire. J'ai récupéré en 10 jours et là je vis complètement normalement, sans traitements.

01:38 - Lise : Moi, j'ai eu un peu plus de mal avec les traitements, mais sinon aujourd'hui, pareil, je vis totalement normalement. C'est important. Ça permet de sauver des vies. Comme le don du sang.

01:50 - Stéphanie : C'est ce que j'allais dire, le don du sang, moi j'en parle très souvent à tout mon entourage.
Parce que Lise a tellement reçu de sang que ça a aussi participé à sauver sa vie.

La décision a-t-elle été difficile ?

01:50 - Stéphanie : J'ai pas eu de doute, c'était une évidence parce que, pour sauver sa fille, on ferait n'importe quoi.

02:06 - Lise : Au début, je voulais pas trop que ça soit ma maman parce que j'avais peur pour elle.
Mais au final, c'est très bien que ça se soit passé comme ça.

02:15 - Stéphanie : Moi personnellement, j'étais contente que ça soit un morceau de moi.

02:19 - Lise : C'est très beau. Ça a créé un lien et une histoire qu'on a ensemble, maintenant.

Que peut-on faire pour encourager le don d'organes et de tissus ?

02:28 - Lise : Même si c'est un sujet assez compliqué, parce que souvent, ceux qui attendent une greffe, ils attendent la mort de quelqu'un.
C'est important d'en parler et de savoir ce que les personnes, elles veulent faire de leur corps après la mort. Ça a permis de sauver des vies donc, c'est plutôt bien.

Chaque jour en France, on comptabilise 24 nouveaux patients en attente de greffe, 17 transplantations et 2 à 3 décès.
(Source Agence de la Biomédecine - ABM)

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