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Ablation de fibrillation atriale

L’ablation de fibrillation atriale consiste à aller détruire ou isoler des zones de tissu à l’origine de l’arythmie. Deux sources d’énergie sont habituellement utilisées : la radiofréquence (chaud) et le cryo ballon (froid).

Le traitement par ablation s’adresse aux patients présentant des symptômes invalidants liés à la fibrillation atriale (FA). Le taux de succès varie selon la présence d’une cardiopathie associée et selon le type de FA : une FA paroxystique (intermittente) est efficacement traitée dans 70% des cas. A l’inverse, une FA persistante, ancienne, n’est efficacement traitée que dans 40% des cas. L’intervention se déroule sous anesthésie générale. La zone ciblée est l’oreillette gauche qui est atteinte via un cathétérisme trans septal sous guidage par échographie après avoir introduit des cathéters dans la veine fémorale. Le contour des veines pulmonaires est ensuite traité, parfois avec l’aide d’un système de cartographie.

La durée de l’intervention est de 2 heures environ. Une nuit à l’hôpital est requise après l’ablation.

Les principaux risques liés à l’intervention sont l’hématome inguinal (2 à 3%), l’AVC (< 0,5%) et l’épanchement péricardique (< 0,5%).

Il existe des d’autres complications heureusement rarissimes : la fistule atrio oesophagienne, qui est gravissime et concerne quelques cas par an en France sur plusieurs milliers d’interventions effectuées. La sténose de veine pulmonaire, qui est une complication historique datant des premières interventions d’ablation, aujourd’hui évitée par des techniques de tirs à distance des tissus des veines pulmonaires.

 L’efficacité du traitement est jugée après 3 mois, période nécessaire pour une cicatrisation du tissu électrique cardiaque. En cas de besoin, un deuxième geste peut être nécessaire afin de compléter le traitement. Dans les meilleures situations, le traitement anti arythmique peut être interrompu.