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Sarcoïdose

La sarcoïdose est une maladie systémique, c’est-à-dire susceptible de toucher plusieurs organes, d’origine inconnue.
Est évoquée une réaction du système immunitaire à un ou plusieurs antigènes sans que celui-ci ou ceux-ci ne soient à ce jour identifié(s). Le système immunitaire va reconnaître et tenter d’éliminer ce(s) antigène(s) ; il y parviendra dans plus de 2/3 des cas. Les tissus atteints sont le siège de granulomes faits de l’association de cellules du système immunitaire prenant une disposition particulière.
La persistance de l’inflammation peut conduire à la formation d’une fibrose, forme de cicatrice qui n’est plus sensible au traitement anti-inflammatoire.  

Le diagnostic de sarcoïdose repose sur des examens paracliniques (biologiques, données radiologiques) et surtout une confirmation histologique : mise en évidence de granulomes dans les tissus atteints. 
L’atteinte des ganglions (système lymphatique) et des poumons est la plus fréquente (on parle de sarcoïdose pulmonaire). Après l’atteinte pulmonaire, une atteinte des yeux (uvéite principalement), de la peau ou des articulations peuvent s’observer dans 1/4 à 1/3 des cas. L’atteinte du foie et de la rate ne génèrent habituellement pas de symptôme. Des atteintes du système nerveux (10 %), ORL (2 à 5 %), du cœur et du rein (1 à 2 %) sont plus rarement rencontrées. 

Le traitement de la sarcoïdose est tout d’abord symptomatique avec des traitements à visée neurologique, cardiaque… Le traitement spécifique repose sur la corticothérapie locale (inhalés, collyres, dermocorticoïdes) ou générale selon la sévérité de l’atteinte. Ces traitements empêchent la formation des granulomes au sein des tissus atteints. En cas d’atteinte grave, d’échec ou d’effets secondaires des corticoïdes, d’autres traitements peuvent être associés comme les immunosuppresseurs (principalement le méthotrexate) ou des biothérapies
Les médecins internistes sont sollicités pour la prise en charge des atteintes extra-pulmonaires de la maladie, la sarcoïdose pulmonaire étant traitée par les pneumologues, d’autant que la sarcoïdose touche plusieurs organes. Il collabore avec les spécialistes d’organes (ex : ophtalmologiste) pour l’évaluation de l’efficacité des traitements.