Interruption spontanée de grossesse précoce (arrêt précoce de grossesse)

Résumé
Il s'agit d'une interruption spontanée de grossesse survenue au cours du premier trimestre (avant 14 semaines d'aménorrhée), caractérisée par l'arrêt du développement embryonnaire sans expulsion naturelle.

Qu’est-ce qu’un arrêt de grossesse précoce ?

C’est un arrêt spontané de la grossesse au premier trimestre soit avant 14 semaines d’aménorrhée (12 semaines de grossesse). Cet évènement se traduit par un arrêt du développement de l’embryon sans expulsion de la grossesse.

Comment est réalisé le diagnostic ?

Le diagnostic est fait à l’échographie avec le constat de l’arrêt de la grossesse (absence de développement de l’embryon dans le sac de grossesse, arrêt de croissance de l’embryon ou arrêt l’activité cardiaque de l’embryon).

Quelles sont les causes d’une perte de grossesse ?

Dans la majorité des cas, il s’agit d’un arrêt du développement de l’embryon à cause d’une anomalie chromosomique qui n’aurait dans tous les cas pas été viable.
Dans la plupart des cas, les causes sont « accidentelles », due au hasard et la cause de l’arrêt de grossesse reste inconnue (l’activité physique, l’alimentation, la voiture, etc. n’y sont pour rien).
Il s’agit d’un phénomène qui concerne 10 à 20 % des grossesses et qui n’a aucune conséquence sur l’avenir obstétrical.

Quelle va être votre prise en charge ?

Une fois le diagnostic d’arrêt spontané de grossesse posé, il convient d’évacuer la grossesse afin de limiter le risque d’infection intra utérine et d’hémorragie.

La consultation vous permettra d'avoir des informations concernant les modalités de prise en charge de la grossesse arrêtée : prise en charge chirurgicale ou médicamenteuse.

En cas de prise en charge chirurgicale

  • explications des modalités de l’intervention,
  • programmation opératoire.

La date opératoire sera fixée le jour de la consultation ainsi que le rendez-vous d’anesthésie.

En cas de prise en charge médicamenteuse

  • délivrance des consignes et des médicaments.

Le rendez-vous de contrôle échographique de l’efficacité du traitement sera fixé soit à l’hôpital soit avec le professionnel qui vous a pris en charge en ville, 14 à 21 jours après la prise des comprimés.

Une prise en charge psychologique pourra vous être proposée avec la possibilité de participer à un groupe de parole.

Motifs de consultation aux urgences gynécologiques

  • Une fièvre avec des pertes vaginales nauséabondes et des douleurs abdominales importantes
  • et / ou des saignements hémorragiques abondants sans amélioration (plus d’un change par demi-heure)
Voir aussi
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