À l’hôpital Edouard Herriot, les propositions des patients ont permis d’améliorer le soin aux urgences

En janvier 2020, près d’une vingtaine de patients et représentants des usagers et des professionnels de santé du pôle des urgences de l’hôpital Edouard Herriot se sont réunis durant une journée. Les patients ont pu faire des propositions dans le but d’améliorer la prise en charge aux urgences. Ils ont reçu une écoute attentive de la part des médecins, infirmiers, cadres de santé et administratifs. Chacun a pu partager son expérience et enrichir la réflexion.

Le 24 septembre 2021, la deuxième réunion en partenariat avec les patients a été l’occasion de faire le point sur le projet. Un an et demi et une crise covid plus tard, l’organisation et la prise en charge aux urgences de l’hôpital a connu une réelle transformation. Plusieurs améliorations ont été apportées, que ce soit dans l’environnement hospitalier ou le parcours de soin.

« Un poste infirmier a été créé pour permettre d’anticiper les examens biologiques et d’imagerie avant que le patient ne voit le médecin », indique la Dr Jihane Fattoum, cheffe de service adjointe des urgences.

Autre amélioration notable dans le parcours de soin : la possibilité d’orienter les patients vers la maison médicalisée, avec prise de rendez-vous si nécessaire, quand la prise en charge ne relève pas de l’urgence.

Moins d’attente, plus de confort

Ainsi « La durée moyenne de séjour à l’accueil a été réduite d’une heure », annonce la cheffe de service adjointe. Une heure d’attente de gagner dans un service où 240 passages en moyenne sont comptabilisés quotidiennement.

« C’est une avancée majeure à laquelle nous assistons », commente Marie-Claude Malfray, représentante des usagers au GHC.

Autre avancée directement inspirée des propositions des patients, celle de la prestation repas « délivrée aux urgences en fonction de la pathologie et des examens à pratiquer », précise la Dr Fattoum. Cette offre présente aussi en post-urgence bénéficie également aux soignants : « L’agent hôtelier soulage les aides-soignants. Il sert les repas et permet de pouvoir proposer du thé ou de café après le déjeuner », informe Patricia Samba-Lesueur, infirmière dans l’unité de post-urgence.

Concernant la gestion des affaires personnelles, source de réclamations fréquentes dans un tel service, un bracelet jaune au poignet du patient signale aux équipes que ses papiers d’identité sont conservés dans le coffre. Des casiers ont été installés et un inventaire systématique des affaires des personnes vulnérables est réalisé. Pour la restitution des affaires du patient à sa sortie, des sacs opaques sont utilisés.

Dans le but d’éviter la perte de repères temporels vécue par les patients, des pendules sont accrochés dans les chambres. La télévision dans les unités d’hospitalisation d’urgences est maintenant gratuite. Et le code couleur de l’espace pour chaque secteur des urgences permet de mieux se repérer.

Dans ce service où la mort peut survenir brutalement, l’information donnée sur la fin de vie est essentielle. Afin d’accompagner les proches, une charte sur la fin de vie est disponible. Enfin, la confidentialité du patient auquel on attribuera un numéro permettra de préserver son anonymat.

Au terme de la matinée, la satisfaction était générale. Rendez-vous a été pris dans un an. D’ici là, l’expérience patient devrait continuer à évoluer vers l’intégration du patient à la prise de décision et, à se déployer dans d’autre services hospitaliers.

Dernière mise à jour le : jeu 21/10/2021 - 09:36
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