Cancer de l’endomètre (muqueuse de l’utérus)

Résumé
Le cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent avec 7000 nouveaux diagnostiqués chaque année en France.

Qu'est-ce que le cancer de l'endomètre ?

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus et qui est éliminé en période de règles.
Le cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent avec 7000 nouveaux diagnostiqués chaque année en France.
Il survient  le plus souvent après la ménopause. Certains facteurs de risque sont connus : obésité, diabète. Des prédispositions génétiques  ainsi que certains traitements, sont connus pour augmenter le risque de cancer de l’endomètre.
Le type histologique le plus fréquent est le carcinome endométrioïde.

Quels sont les symptômes ?

Le diagnostic doit être évoqué devant la reprise de saignements vaginaux après la ménopause.

Comment se déroule le diagnostic ?

Une échographie pelvienne est réalisée devant tout saignement par voie vaginale après la ménopause. Le diagnostic est alors évoqué devant un épaississement hétérogène de l’endomètre supérieur à 4 mm.
Un prélèvement de la muqueuse peut être réalisé en consultation lors d’un examen gynécologique.
L’hystéroscopie diagnostique (examen permettant d’explorer la paroi interne du corps utérin à l’aide d’un endoscope) est réalisée sous anesthésie générale le plus souvent et permet de réaliser des prélèvements des lésions (biopsies). A partir de ces prélèvements, un médecin anatomopathologiste pourra préciser la nature exacte de ces lésions.
Des examens d’imagerie (scanner, IRM, TEP-scan) pourront être pratiqués pour évaluer l’étendue de la maladie.

Comment se traite la pathologie ?

- Le traitement repose sur la chirurgie éventuellement associée à une radiothérapie et une curiethérapie. Un traitement médical par chimiothérapie ou hormonothérapie peuvent également être discutés.
- La chirurgie consiste en une ablation de l’utérus (hystérectomie totale), des trompes et des ovaires (annexectomie bilatérale) parfois associée à une exérèse des ganglions lymphatiques avoisinants (lymphadenectomie pelvienne et lombo-aortique), par coelioscopie dans la majorité des cas.
Dans certains cas de cancers précoces, on réalise une exérèse des ganglions sentinelles, pour éviter une ablation de l’ensemble des ganglions.
- Une curiethérapie (radiothérapie de contact) associée à une radiothérapie externe sont très souvent nécéssaires.

Dans tous les cas, le protocole thérapeutique, validé en réunion de concertation pluri-disciplinaire, est adapté à vous et à votre maladie.

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