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Détecter le cancer en une prise de sang : possible ?

Publié le 28-11-2019
Les HCL testent un nouveau biomarqueur : la progastrine. Chez les personnes atteintes d’un cancer, cette protéine est présente à des taux plus élevés dans le sang que des sujets sains.

L’étude ONCOPRO est une étude scientifique promue par les Hospices Civils de Lyon qui vise à évaluer l’utilité d’un nouveau test sanguin appelé Progastrine, dans le diagnostic du cancer et le suivi de l’efficacité des traitementsCe sont les résultats d’analyses menées par deux chercheurs Montpelliérains sur plus de 1 200 patients atteints de 11 cancers différents. Des résultats encourageants mais qui doivent être confirmés pour définir avec exactitude la place de la progastrine dans la prise en charge des patients, avant que le test ne puisse être utilisé en routine.

C’est dans cette optique que l’Institut de Cancérologie des Hospices Civils de Lyon a lancé, en collaboration avec la société ECS Progastrin, une large étude prospective intitulée ONCOPRO. Son objectif : évaluer l’utilité d’un nouveau test sanguin pour le diagnostic du cancer et le suivi de l’efficacité des traitements. La progastrine est mesurée au diagnostic et tout au long de la prise en charge des patients (avant et après chaque chimio, après la chirurgie, pendant la surveillance …) et ce sur plusieurs années. 410 patients atteints de 16 cancers différents seront inclus dans l’étude d’ici 2021. Pour ce faire, l’étude a été ouverte dans 16 services de cancérologie des HCL. 

« Il n’y a aucun risque pour le patient car on ne modifie d’aucune façon sa prise en charge. Il n’y a pas de rendez-vous supplémentaire non plus puisque la prise de sang est effectuée au moment des visites déjà programmées à l’hôpital, explique le Dr Benoit You, oncologue et coordonnateur de l’étude. En revanche, des tubes de sang fournis sur le long terme peuvent réellement faire avancer la Recherche ! »

Si les résultats de l’étude ONCOPRO-HCL sont concluants, cela serait une avancée majeure dans le dépistage du cancer ou le suivi de l’efficacité des traitements.  

Dans la lutte contre le cancer, la détection de la maladie à un stade précoce est essentielle. Le diagnostic s’appuie aujourd’hui sur une série d’examens comprenant les tests d’imagerie, l’analyse anatomopathologique des tissus avec les microscopes, et le dosage de certains marqueurs tumoraux dans le sang.

Malgré des programmes de dépistage de certains cancers, tels que ceux du sein, du colon-rectum et du col de l’utérus, les cancers sont encore trop fréquemment diagnostiqués à un stade tardif ne permettant plus la guérison. Un test sanguin qui permettrait de dépister la présence ou non d’une tumeur chez les personnes à risque. Il y a donc un réel besoin d’identifier de nouveaux marqueurs tumoraux qui pourraient aider au diagnostic et au suivi de l’efficacité des traitements.