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Pneumonies ou pneumopathies infectieuses

Il s’agit d‘une infection aigue du poumon liée à un microbe. On peut aussi parler d’« infection parenchymateuse pulmonaire ». Elle est appelée « pneumonie » lorsqu’elle atteint un lobe entier du poumon.
En effet, les poumons sont composés de trois lobes à droites et de deux lobes à gauche. Dans le poumon, on distingue deux compartiments différents : les bronches (qui servent à conduire l’air depuis la bouche et le nez vers les alvéoles) ; et le parenchyme qui correspond au reste du poumon et qui contient les alvéoles, les vaisseaux sanguins et le tissus de soutien (la structure) du poumon.
Il ne faut pas confondre les pneumonies avec les bronchites aiguës qui sont une infection des bronches uniquement. Les pneumonies sont également différentes de la BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive) qui est une affection chronique des bronches et des poumons, essentiellement liée au tabac.

Les pneumopathies infectieuses sont causées par un microbe. Le plus souvent ce sont des virus, ou des bactéries, plus rarement des champignons ou des parasites. Lorsque le microbe attaque le poumon, l’organisme réagit en déclenchant une réaction inflammatoire. Les alvéoles pulmonaires se remplissent de pus et de liquide inflammatoire, ce qui entraine les symptômes. Les bactéries les plus souvent responsables sont le pneumocoque, l’haemophilus, la légionnelle et le mycoplasme. Les virus responsables sont multiples mais les pneumopathies liées au virus de la grippe sont fréquentes et volontiers sévères.
Chez les patients fragiles (immunodéprimés, âgés, nourissons), les pneumopathies infectieuses peuvent être liés à d’autres types de microbes. Elles sont souvent plus difficiles à être diagnostiquée, et sont souvent plus sévère.
Les pneumopathies infectieuses sont une cause fréquente d’infection nosocomiale.

Les principaux symptômes sont une toux avec des crachats sales, de la fièvre avec éventuellement des frissons, et de l’essoufflement. Il peut y avoir aussi des douleurs dans la poitrine, particulièrement lorsque le foyer infectieux est en contact avec la plèvre (on parle alors de pleuro-pneumopathie). Tous ces signes appariassent de manière brutale ou rapide (quelques heures à quelques jours).

Le diagnostic est assez simple et repose sur l’examen (symptômes, auscultation pulmonaire). Si besoin, une radiographie pulmonaire peut aider au diagnostic.
Dans les pneumonies graves ou complexes, il peut être nécessaire de réaliser un scanner voire de faire une fibroscopie bronchique afin de rechercher précisément le microbe responsable de l’infection et analyser sa sensibilité aux antibiotiques.

Par des antibiotiques qui permettent d’agir sur les bactéries les plus souvent responsables des pneumonies. Les traitements anti viraux ne sont pas indiqués, en dehors du traitement de la grippe qui peut être indiqué en période d’épidémie chez les patients fragiles.
Une hospitalisation peut s’avérer nécessaire dans les formes sévères, ou chez des patients fragiles, afin de proposer des antibiotiques puissants par perfusion.

Elle est le plus souvent favorable grâce aux antibiotiques, cependant les formes graves existent notamment chez les patients fragiles. Sous traitement efficace, les symptômes s’améliorent rapidement, en quelques jours. La persistance d'une fièvre sous antibiotique est un élément potentiellement grave pour lequel il est nécessaire de re-consulter son médecin. Les signes à la radiographie (ou au scanner) sont plus lents à se normaliser (jusqu’à trois mois).

Oui, la vaccination contre la grippe et contre le pneumocoque sont les deux mesures de prévention individuelles les plus efficaces contre ces infections. Ces vaccins sont indiqués notamment chez les patients ayant une pathologie respiratoire et chez les patients de plus de 65 ans pour la grippe. Le médecin généraliste ou spécialiste proposera donc cette vaccination lorsqu’elle est indiquée.