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Tabagisme : démêler le vrai du faux

Les professionnels des HCL, spécialistes des questions liées au tabagisme, vous proposent de casser les idées reçues en démêlant le vrai du faux.

Arrêter de fumer est une question de volonté

FAUX. Le tabac est une drogue, laquelle engendre par définition une dépendance physique, psychologique (difficultés à s’imaginer vivre sans tabac) et comportementale (gestes répétitifs liés à la cigarette effectués au quotidien) dont il est très difficile de s'affranchir.

C'est pourquoi le sevrage est si difficile, long et semé de rechutes. C'est pourquoi aussi, toute aide est fondamentale (substituts nicotiniques, médecin généraliste, tabacologue, aide psychologique, groupe de discussion, entourage, conjoint...). La rechute ne doit pas générer de culpabilité, mais au contraire décupler votre motivation.

Je fume depuis de nombreuses années, cela ne sert plus à rien d’arrêter.

FAUX. Quel que soit l’âge, il y a toujours un bénéfice à arrêter le tabac et les effets peuvent être très rapides. À 40 ans, même après 20 ans de tabac, on réduit les risques cardio-vasculaires, de maladies respiratoires et de cancer. À 65 ans, le souffle sera amélioré et le risque cardio-vasculaire réduit. Sans compter les bénéfices immédiats comme retrouver le goût des aliments, avoir une meilleure haleine et faire des économies.

Diminuer progressivement le nombre de cigarettes ne sert à rien, il vaut mieux arrêter brutalement

FAUX. Les deux méthodes sont autant efficaces l’une que l’autre. La réduction progressive est cependant plus adaptée aux fumeurs qui ne sont pas encore décidés à arrêter complètement. Dans ce cas, un traitement de substitution à la nicotine est important pour compenser les cigarettes non fumées et le manque généré. Réduire le nombre de cigarettes, c’est se préparer à l’arrêt en reprenant le contrôle sur sa consommation.

La cigarette électronique aide à arrêter de fumer.

VRAI. Même si les études sont encore peu nombreuses, les preuves s’accumulent, qui permettent de penser que la cigarette électronique constitue une aide efficace à l’arrêt du tabac.

On ne peut pas arrêter de fumer sans prendre au moins 10 Kg.

FAUX. Les personnes qui ne compensent pas le manque de tabac par le grignotage peuvent prendre entre 2 à 3 Kg et ceci se régulera rapidement. Un tiers des personnes qui arrête de fumer ne prend pas de poids en arrêtant et un tiers en perd en changeant d’habitude de vie (alimentation, sport…). Comme pour tout le monde, pour éviter de prendre du poids, il faut bien manger, bien bouger.

Sous patch nicotinique, fumer est contre-indiqué

FAUX.
 Pas de risque supplémentaire à fumer avec un patch ! Le patient peut fumer (aucune contre-indication), c’est que son cerveau en exprime le besoin. Dans ce cas, la posologie des patchs doit être revue (probable sous dosage).

La nicotine des patchs entraine une vasoconstriction qui empêche la bonne revascularisation/cicatrisation.

FAUX.
 Sous traitement de substituts nicotiniques, il n’y a pas de monoxyde de carbone lié à la combustion et la nicotine en diffusion lente n’entraîne pas de vasoconstriction contrairement à celle fumée.

Les substituts nicotiniques doublent les chances d'arrêter de fumer.

VRAI.
 Ils multiplient par deux le taux d'abstinence tabagique à six mois, par rapport à un placebo. A un an, 18 % des fumeurs ayant été traités par substituts nicotiniques sont abstinents contre 10 % dans le groupe placebo.

Les substituts nicotiniques diminuent la dépendance tabagique et aident à ne pas prendre de poids.

VRAI.
 Certaines personnes qui arrêtent de fumer, compensent leur manque de nicotine par la nourriture. Le grignotage et le goût accentué pour le sucré provoquent incontestablement une prise de poids. En diminuant les symptômes de dépendance, les substituts nicotiniques aident l'ex-fumeur à ne pas tomber dans ce piège.

Associer plusieurs substituts nicotiniques en même temps est dangereux pour la santé.

FAUX.
 Il est même recommandé dans les cas de dépendance importante d'utiliser deux formes différentes. Par exemple, un patch pour un effet continu durant toute la journée, et ponctuellement, des gommes ou des comprimés en cas d'envie impérieuse de fumer. En règle générale, si l'envie de fumer est toujours présente, malgré les substituts, c'est que la dose nicotinique apportée n'est pas suffisante.

On risque la crise cardiaque si on fume tout en portant un patch nicotinique.

FAUX.
 C'est une idée reçue. Pour preuve, les substituts nicotiniques sont recommandés aux fumeurs après un infarctus du myocarde afin de les aider à stopper leur tabagisme.

1 an après l’arrêt, le risque d’infarctus est réduit de 50%.

VRAI.
 Le risque d'accident cardio vasculaire diminue également et équivaut à celui d'une personne n'ayant jamais fumé. Après 5 ans, le risque de cancer du poumon est réduit de moitié. 10 à 20 ans après, l'espérance de vie redevient identique à celle d'une personne n'ayant jamais fumé. Il n'est jamais trop tard pour arrêter !

J'ai déjà fait plusieurs tentatives et j'ai toujours repris. C'est la démonstration que je n'arriverai jamais à me séparer de la cigarette.

FAUX.
 Toute tentative rapproche de la réussite. Il faut inlassablement réessayer d'arrêter. A chaque tentative, vous accumulez des chances de succès de par vos propres expériences. Vous savez pourquoi vous avez repris, vous connaissez désormais les situations et évènements qui vous ont fait craquer. Vous pouvez développer de nouvelles stratégies d'évitement.

La cigarette aide à se concentrer.

FAUX. La nicotine stimule dans un premier temps la production d'adrénaline et a un effet "éveillant". Mais, très vite, la baisse de l'oxygénation cérébrale entraîne fatigue, somnolence, maux de tête et ralentissement des réflexes. Tous ces effets empêchent toute concentration.

Le tabac calme les angoisses.

FAUX
 Ce n'est qu'une apparence. Le tabac accélère au contraire les battements du cœur et fait monter la pression artérielle. 

L’utilisation d’un filtre me protège.

FAUX.
 Le filtre ne diminue pas le risque de cancer. De même, le fait de ne pas inhaler la fumée n’apporte pas plus de sécurité.

C’est la présence de nicotine qui est mauvaise dans le tabac.

FAUX.
 La nicotine n’a pas d’effet nocif aux doses où elle est utilisée. Elle est en revanche responsable du syndrome de manque à l’arrêt du tabac. Quant aux substances toxiques et cancérigènes dans le tabac, elles sont au nombre de quatre mille : goudrons, monoxyde de carbone…

Fumer quelques cigarettes par jour n'est pas dangereux.

FAUX. 1 à 4 cigarettes par jour c’est 3 fois plus de risque de mourir d’un infarctus. Le tabac possède des milliers de composants (plus de 3000 recensés).

Fumer un narguilé est peu dangereux.

FAUX
 Lorsqu'on fume avec un narguilé ou pipe à eau, on absorbe beaucoup plus de fumée et de produits toxiques qu'avec une cigarette. Le narguilé, contrairement aux idées reçues, ne filtre pas les produits toxiques.
 En ce qui concerne le monoxyde de carbonne, fumer un narguilé équivaut à peu près à fumer deux paquets de cigarettes.
 Passer une heure dans un bar à chicha (mélange de tabac et de mélasse) sans fumer mais en respirant la fumée ambiante équivaut à fumer 7 cigarettes.

Fumer double le risque de souffrir de troubles de l'érection.

VRAI
 Ce risque est proportionnel au nombre de cigarettes consommées par jour. Et les fumeurs qui souffrent d'hypertension artérielle, voient ce risque multiplié par 27.

Fumer ne représente pas de danger pour les autres (tabagisme passif).

FAUX.
 Au-delà de la gêne occasionnée, le tabagisme passif aggrave les pathologies existantes et en créée de nouvelles. Les risques demeurent certes moins importants que chez le fumeur actif, mais les conséquences pour la santé sont réelles. Ces risques augmentent avec la durée (par exemple vivre avec un fumeur) et l’intensité de l’exposition (par exemple travailler dans un bar). Le tabagisme passif est également un facteur de risque du cancer du poumon.

Les cigarettes roulées sont moins dangereuses pour la santé que les cigarettes industrielles.

FAUX.
 Les cigarettes roulées contiennent plus de goudrons, monoxyde de carbone et nicotine. Le plus souvent elles sont fumées sans filtre. La combustion est plus difficile, ainsi le fumeur rallume plus souvent la cigarette et aspire plus profondément à chaque 1ère bouffée.

 

Les cigarettes légères sont moins dangereuses.

FAUX.
 Ces cigarettes dites légères ne diminuent pas le risque de cancer pulmonaire. Au contraire, les taux plus faibles en nicotine et goudrons conduisent les fumeurs à compenser le manque par des inspirations plus fréquentes et plus profondes et à fumer plus de cigarettes par jour.

Les cigares sont aussi dangereux que les cigarettes.

VRAI.
 Fumer le cigare est tout aussi dangereux que la cigarette. Un amateur de cigares a même quatre fois plus de risque de développer un cancer de la bouche ou du pharynx et dix fois plus de risque de développer un cancer du larynx.

Le tabac augmente les complications opératoires et post-opératoires.

VRAI.
 Un sevrage tabagique avant et après une opération est extrêmement important pour réduire de multiples complications.

Le tabac est le premier facteur de risque évitable de cancer.

VRAI.
 Responsable de plus d’un décès sur 10, le tabac est le premier facteur de risque évitable de mortalité dans le monde ! Aujourd’hui le tabac est responsable de plus de 5 millions de morts par an dans le monde, soit un décès toutes les 6 secondes et de plus de 73 000 personnes/an en France.

Arrêter totalement et définitivement de fumer est un geste de prévention majeure contre le cancer. Il existe plusieurs consultations d’aide au sevrage tabagique aux Hospices Civils de Lyon.

La nicotine des patchs entraine une vasoconstriction qui empêche la bonne revascularisation/cicatrisation.

FAUX.
 Sous traitement de substituts nicotiniques, il n’y a pas de monoxyde de carbone lié à la combustion et la nicotine en diffusion lente n’entraîne pas de vasoconstriction contrairement à celle fumée.

Les substituts nicotiniques doublent les chances d'arrêter de fumer.

VRAI.
 Ils multiplient par deux le taux d'abstinence tabagique à six mois, par rapport à un placebo. A un an, 18 % des fumeurs ayant été traités par substituts nicotiniques sont abstinents contre 10 % dans le groupe placebo.

Les substituts nicotiniques diminuent la dépendance tabagique et aident à ne pas prendre de poids.

VRAI.
 Certaines personnes qui arrêtent de fumer, compensent leur manque de nicotine par la nourriture. Le grignotage et le goût accentué pour le sucré provoquent incontestablement une prise de poids. En diminuant les symptômes de dépendance, les substituts nicotiniques aident l'ex-fumeur à ne pas tomber dans ce piège.

On risque la crise cardiaque si on fume tout en portant un patch nicotinique.

FAUX.
 C'est une idée reçue. Pour preuve, les substituts nicotiniques sont recommandés aux fumeurs après un infarctus du myocarde afin de les aider à stopper leur tabagisme.

 

1 an après l’arrêt, le risque d’infarctus est réduit de 50%.

VRAI.
 Le risque d'accident cardio vasculaire diminue également et équivaut à celui d'une personne n'ayant jamais fumé. Après 5 ans, le risque de cancer du poumon est réduit de moitié. 10 à 20 ans après, l'espérance de vie redevient identique à celle d'une personne n'ayant jamais fumé. Il n'est jamais trop tard pour arrêter !

 

Les jeunes deviennent beaucoup plus vite dépendants au tabac que les adultes.

VRAI.
 Chez l'adulte qui passe progressivement de l'expérimentation à la consommation régulière, la dépendance s'installe classiquement en environ un à deux ans. En revanche, chez les très jeunes ados, elle se manifeste bien plus tôt. Certaines études montrent que le seuil de la dépendance chez les jeunes apparaît dès deux cigarettes un jour par semaine.
 Selon une étude canadienne, la dépendance existe déjà chez 10 % des jeunes de 13-14 ans en phase d'expérimentation, 28 % des fumeurs occasionnels, 48% des fumeurs mensuels, 64 % des fumeurs hebdomadaires et 93 % des fumeurs quotidiens.

 

Les effets du tabagisme sur la santé n’apparaissent qu’au bout de plusieurs dizaines d’années.

FAUX.
 Les premiers symptômes de la maladie tabagique apparaissent peu de temps après le début du tabagisme :
•Fatigue prématurée
•Risque d’angine plus élevé
•Augmentation des rhumes
•Toux et expectorations
•Perte d’appétit
•Accélération du rythme cardiaque
•Jaunissement des doigts et des dents
•Mauvaise haleine-odeur des cheveux et vêtements
•Altération du goût et de l’odorat
•Irritation des yeux
•Vieillissement prématuré de la peau

 

Le tabac a un effet néfaste sur l’environnement

VRAI

En plus des méfaits du tabagisme, connus sur la santé, les effets écologiques du tabac sont considérables et préoccupants.

Les conclusions d’un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sont sans équivoque : le tabac nuit à l’environnement et devient, par conséquent, un enjeu de survie planétaire.

Le cycle de vie d’une cigarette pèse lourdement sur l’environnement, de la culture du tabac à l’élimination des mégots et des emballages :

•Culture du tabac et pesticides

•Maladie du Tabac vert

•Travail des enfants

•Déforestation pour la tabaculture

•Impact sur la production alimentaire

•Pollution : la production, la consommation et l’élimination des cigarettes polluent l’environnement. Un seul mégot suffit pour polluer 500 litres d’eau, et 40 Milliards de mégots sont jetés en France par an !

•Contribution au changement climatique

https://www.generationsanstabac.org/article/fiche-dinformations-environnement-et-tabac/

Fumer pendant la grossesse expose le bébé à de nombreux troubles.

VRAI. Les fœtus sont davantage exposés à développer des troubles respiratoires. La consommation de tabac durant la grossesse réduit l’oxygénation du fœtus, pouvant causer des retards de croissance et des troubles neurologiques. Les bébés de femmes consommatrices de tabac ont un plus petit poids de naissance que les autres, ce qui augmente le risque de complications.

Une femme enceinte ne peut pas prendre de substitut nicotinique.

FAUX. Les substituts nicotiniques permettent au bébé de recevoir une dose plus faible de nicotine, et d’être à l’abri des autres substances nicotiniques (goudrons, monoxyde de carbone, métaux lourds…).

Fumer contre-indique l’allaitement maternel

FAUX :

  • L’allaitement maternel est toujours bénéfique.

  • La nicotine passe rapidement dans le lait maternel et est potentiellement responsable de l’irritabilité du nouveau-né, de douleurs abdominales et/ou de vomissements.

  • Si l’arrêt complet de la cigarette est « impossible », les SF proposent :

                  - de réduire le plus possible la consommation de tabac avec substituts nicotiniques 

                        - de fumer après la tétée.

                  - d’attendre au moins 2h avant de remettre l’enfant au sein ou d’utiliser le tire-lait.

Fumer à la fenêtre est une bonne mesure de prévention contre le tabagisme passif ?

FAUX :

La fumée de tabac reste en suspension dans la pièce des heures et est souvent réorientée par le vent à l’intérieur!

Fumer avec un patch est interdit !!!

FAUX :

On peut cumuler patch et cigarette pendant la grossesse cela veut seulement dire que la dose de nicotine thérapeutique (patch) est insuffisante 

Pendant la grossesse fumer un joint c’est pas si grave…

FAUX:

Un joint égal 7 cigarettes fumées :

  • Augmentation de la quantité de nicotine (1 joint égal 7 à 8 mg de nicotine) et augmentation du monoxyde de carbone (CO).

  • Toxicité cumulée tabac et THC (TetraHydroCannabinnol ) 2 substances psychoactives.

  • Une substitution nicotinique « renforcée » est nécessaire pour aider le sevrage cannabique pendant la grossesse 

On peut allaiter quand on est fumeuse de cannabis

FAUX

  • Le THC passe dans le lait maternel, les effets du cannabis sur le cerveau du nouveau-né sont assez similaires à ceux du cannabis fumé par la mère.

  • Le THC est présent dans le lait maternel plusieurs heures (6 à 8h) après la fumée en quantité.

  • Il est recommandé d’orienter les femmes enceintes qui consomment du cannabis vers un professionnel de la Santé formé en addictologie.

Il est interdit d’utiliser la vapoteuse pendant la grossesse

FAUX

  • La vapoteuse n’est pas un outil d’aide au sevrage tabagique validée scientifiquement pour la population générale, il en est de même pour les femmes enceintes.

  • Si des femmes enceintes l’utilisent déjà en stratégie de réduction des risques, il serait « contre-productif » de leur interdire cette utilisation au risque de faire rechuter leur tabagisme actif.

  • Le produit le plus toxique reste le tabac fumé (monoxyde de carbone)

  • Un RDV avec une sage-femme TABACOLOGUE l’aidera à se sevrer aussi de la vapoteuse.

Le tabagisme passif est moins dangereux que de fumer

FAUX

  • Le tabagisme passif, c'est à dire la fumée expirée par le fumeur est plus riche en CO, en composés toxiques et en agents cancérigènes que la fumée inspirée directement d'une cigarette.

  • N'atteignant une maturité pulmonaire qu'à l'adolescence, les conséquences sur les enfants sont graves: le risque de mort subite de nourrisson est multiplié par 2, le risque d'asthme, d'allergies et infections ORL (otite-rhinite-bronchiolite) est majoré. Afin de les protéger, lorsque l'arrêt est impossible, il est fortement conseiller de fumer en dehors de l'habitation, à l’extérieur.

  • La vapoteuse (e-cigarette) aide à arrêter le tabac
  • La vapoteuse (e-cigarette) est sans danger
  • Le « tabac chauffé » est la même chose que la vapoteuse (e-cigarette)

La vapoteuse (e-cigarette) aide à arrêter le tabac

VRAI

Le vapotage peut aider les fumeurs à arrêter. Il permet d’apporter de la nicotine aux fumeurs dépendants sans les composants nocifs de la fumée du tabac et en évitant la plupart des dommages causés par le tabagisme. En vapotant, les risques pour la santé sont 95% moins élevés que lorsque l’on fume et la dépendance à la nicotine s’estompe dans la majorité des cas (Respadd).

La vapoteuse (e-cigarette) est sans danger

VRAI ET FAUX

Il n’y a pas de tabac dans une vapoteuse et en utilisation normale le chauffage n’entraine pas de combustion des produits contenus dans le liquide. Il n’y a donc pas de monoxyde de carbone et la quantité de substances cancérigènes présente dans l’aérosol produit est considérablement réduite par rapport à celle contenue dans la fumée de cigarette. Seule une “surchauffe”, qui peut théoriquement être obtenue avec les vapoteuses les plus récentes mal utilisées, pourrait être associée à une production accrue significative de produits toxiques.

Les émissions de la vapoteuse ont cependant des effets biologiques mesurables, dont on ne connait pas à ce jour les conséquences cliniques et épidémiologiques dans la durée. Seules des études cliniques et épidémiologiques de qualité permettront d’évaluer le bénéfice et les risques exacts de son utilisation sur le long terme. C’est la raison pour laquelle la vapoteuse doit être utilisée :

  • Uniquement par des fumeurs

  • Exclusivement dans une démarche de sevrage tabagique.

Chez les fumeurs ayant réussi un sevrage grâce à la vapoteuse, un avis médical est recommandé en cas de dépendance persistante à la nicotine. Par précaution et dans la mesure où il n’y a pas de risque évident de retour au tabac, l’arrêt de son utilisation est conseillé au-delà de 12 mois. 

Le « tabac chauffé » est la même chose que la vapoteuse (e-cigarette)

FAUX

Le tabac chauffé, nouveau produit sur le marché depuis quelques années, est volontiers présenté par l’industrie du tabac comme un équivalent de vapoteuse, alors qu’il ne doit absolument pas lui être assimilé. Ce sont de mini-cigarettes de tabac imprégnées de propylène glycol qui, insérées dans un dispositif électrique, sont chauffées par une résistance et libèrent un aérosol contenant un mélange de vapeur et de fumée. La combustion classique d’une cigarette, aux alentours de 650°C, est remplacée par une pyrolyse (340°C). A cette température, sont libérées des substances toxiques similaires à celles des tabacs fumés, même si en moindre quantité. Le produit phare, commercialisé en France, est IQOS (I Quit Ordinary Smoking). Le tabac chauffé ne peut être présenté comme un produit de « réduction de risque » pour la santé, ni comme un moyen de sevrage. Il apparait même qu’il puisse faire entrer plus de non-fumeurs dans le tabagisme qu’il ne fait sortir de fumeurs de la dépendance au tabac.