Lésions néoplasiques superficielles du tube digestif

Résumé
Ces lésions débutantes sont le plus souvent asymptomatiques et sont découvertes à l'occasion d'un dépistage (test de sang dans les selles FIT) ou d'un examen réalisé pour un autre motif (symptôme intercurrent).

Généralités sur les cancers du tube digestif

Les cancers du tube digestif sont fréquents (Colon = 3ème cancer) et présentent la particularité d'être des maladies à début progressif avec de nombreux stades allant d'une lésion bénigne précancéreuse (enlevable endoscopiquement) aux cancers avancés (relevant de la chirurgie ou de traitements de chimiothérapie) en passant par une étape intermédiaire de cancer précoce où la lésion est déjà un cancer, mais superficiel, sans risque d'extension à distance.

Ces cancers superficiels qu'ils soient oesophagiens, gastriques, coliques ou rectaux peuvent aussi être guéri par des résections endoscopiques avancées comme la dissection sous-muqueuse peu morbides, sans aucune incision de la peau, avec un retour à la vie normale très rapide (24h) lorsque l'intervention se déroule sans complication.

Quels sont les symptômes ?

Ces lésions débutantes sont le plus souvent asymptomatiques et sont découvertes à l'occasion d'un dépistage (test de sang dans les selles FIT) ou d'un examen réalisé pour un autre motif (symptôme intercurrent).

Comment réalise-t-on le diagnostic ?

Le diagnostic de ces lésions est endoscopique, au cours d'une gastroscopie ou d'une coloscopie, avec plusieurs étapes clefs que sont la détection de la lésion (pour la trouver) et la caractérisation (pour en prédire la nature et le degré de dégénérescence).

Comment traiter ces lésions néoplasiques ?

Ces lésions sont traitées par des résections endoscopiques plus ou moins complexes, et la pièce de résection est ensuite analysée par les anatomopathologistes pour en décrire la nature et le degré de dégénérescence. Si la lésion est bien superficielle, les anatomopathologistes confirment que le patient est guéri et un intervalle de surveillance adapté est proposé. Dans de rares cas, les anatomopathologistes décrivent au contraire des critères de risque nous poussant à proposer au patient un traitement complémentaire par exemple par chirurgie conventionnelle.

Dernière mise à jour le : ven 17/09/2021 - 10:44
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