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Diabète ou diabète sucré

Le diabète (ou diabète sucré) correspond à une élévation permanente du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie). Cette anomalie peut entraîner des signes notamment si les taux de sucre s’élèvent rapidement avec une soif inhabituelle et de façon surprenante des boissons sucrées, l'envie impérieuse d'uriner, la perte de poids, la fatigue. Mais le plus souvent, une élévation modeste du taux de sucre n’entraîne et n’est dépistée que part une prise de sang. On définit le diabète par un taux de sucre au delà de 1,26g/l (7mmol/L) à jeun ou au delà de 2g/l (11.1mmol/L) dans la journée.

On distingue 3 grands types de diabètes.

  • Le diabète de type 1

Le diabète de type 1 qui concerne la majorité des enfants et des adultes avant 35 ans soit 200 000 personnes en France, et qui correspond à un défaut de production d’insuline par le pancréas.

  • Le diabète de type 2

Le diabète de type 2 qui concerne 5 % de nos concitoyens et ¼ des personnes de plus de 75 ans, correspond à une mauvaise efficacité de l’insuline liée à un surpoids ou une obésité souvent dans le haut du corps, une accumulation de gras dans le foie, et à l’incapacité des cellules du pancréas à fournir la quantité d’insuline nécessaire.

  • Le diabète gestationnel

Enfin le diabète gestationnel qui concerne en France 5 à 10 % des grossesses correspond à une élévation du taux de sucre en fin de grossesse et souvent dépisté par une charge orale de sucre (HGPO), survenant plus souvent chez des femmes de plus de 35 ans, ayant eu déjà une grossesse et/ou en présence d’antécédents familiaux de diabète qui peut avoir des conséquences sur le nouveau-né. Il s’agit chez ces femmes de prévenir l’évolution vers un diabète de type 2 dans les années qui suivent l’accouchement.

Dans tous les cas la présence d’un diabète nécessite de réduire les différents facteurs de risque cardio-vasculaire. Cela est notamment le cas en présence d’un diabète de type 2 survenant le plus souvent après 40ans, mais c’est aussi le cas chez les sujets ayant plus de 10 ans de diabète. Il s’agit de contrôler son poids, son alimentation en réduisant les matières grasses avec des acides gras saturés, d’avoir une activité physique régulière, de ne pas fumer. Dans le cadre du diabète gestationnel, cette stratégie suffit dans 90 % des cas.

  • Les traitements par voie orale

Concernent exclusivement le diabète de type 2. Nous disposons de différentes molécules dont la mise en route et les associations font l’objet de recommandations. Les principes généraux sont d’ajuster le traitement à chaque diabétique (personnalisation) en fonction du contexte (âge, poids, risque cardio-vasculaire, complication rénale) et des objectifs. Il s’agit d’une stratégie coordonnée qui implique un suivi et des ajustements si les objectifs ne sont pas réalisés. Les traitements peuvent cibler le foie (metformine), la production d’insuline par le pancréas (sulfamides et glinides), la voie des hormones intestinales ou incrétines (gliptines), le transporteur rénal de glucose (glifozines). Les traitements du glucose s’ajoutent aux traitements ciblant le risque cardio-vasculaire pour contrôler la tension artérielle, le taux de cholestérol (statines), la coagulation (anti-aggrégants). Il est donc important que le traitement dépasse le simple contrôle du taux de glucose et qu’il s’agit d’une prise en charge globale. Ces traitements chroniques peuvent altérer la qualité de vie et pose la question de l’observance si l’on ne comprend pas leur utilité. Il est donc capital pour les médecins de développer la culture du patient partenaire.

  • Les traitements par injection

Le traitement par insuline du diabète de type 1 doit débuter juste après le diagnostic, car l'insuline est une hormone indispensable à la vie. Si le corps ne produit pas d'insuline, elle doit être administrée. L'insuline ne peut pas être administrée sous forme de pilule. L'acidité gastrique la décomposerait. Il faut donc injecter l'insuline. Cela peut être fait de deux manières : à l'aide d'un stylo à insuline ou avec une pompe à insuline.
Une pompe qui diffuse de façon continue de l'insuline d'action rapide, nécessite un savoir-faire. Pour cette raison, ce traitement n’est pas adapté juste après le diagnostic (sauf en pédiatrie avant l'âge de 4 ans). Cette technique pourra être discutée au cours des premières semaines de traitement. Elle nécessite d'accepter qu'un dispositif puisse être visible par votre entourage. Des évolutions sont en cours pour connecter cette pompe à un capteur mesurant le taux de glucose sous la peau. C’est une automatisation de la délivrance d’insuline ou pancréas artificiel. Commencer l'administration d'insuline fait disparaître les symptômes et les signes de la maladie. L’insuline est indispensable, 24 heures sur 24, à petites doses. C'est ce que l’on appelle l'insuline de base pour contrôler ce que fabrique le foie (ou insuline "pour vivre"). L'insuline de base doit être administrée - avec un stylo à insuline - qu'une fois par jour. Il s'agit d'une insuline longue durée ou lente. C’est l’équivalent d’un débit basal avec une pompe à insuline. En plus de cela, il est nécessaire en cas de diabète de type 1 d’avoir une insuline supplémentaire pendant les repas et lorsque votre taux de glucose est élevé. C'est ce que nous appelons l'insuline repas ou le bolus. Celle-ci est administrée avec de l'insuline qui a un effet rapide. Il s'agit d'une insuline de courte durée ou insuline rapide. Ainsi, une insuline rapide est injectée avant chaque repas et pour la correction de niveaux élevés.

Dans le cadre du diabète de type 2, l’insuline est proposée après l’échec de toutes les autres stratégies et en général consiste en une injection d’insuline basale. Auparavant, il peut être nécessaire de tester des incrétines injectables ou agonistes du GLP-1, soit de façon quotidienne soit de façon hebdomadaire. Ces traitements peuvent améliorer la fonction du pancréas, aider à réduire le poids et sont bénéfiques pour réduire le risque cardio-vasculaire. Différentes combinaisons de traitements peuvent être proposées notamment en fonction du contexte pondéral et du risque cardio-rénal.